ESTUAIRE

Chef lieu : Libreville

Population : 895 689 hab.

Densité : 43 hab./km2

Superficie : 20 740 km2

La Province de l’Estuaire doit son nom au fait qu’elle abrite l’Estuaire du Gabon qui, parti du fleuve Komo à Kango, longe les côtes de Libreville jusqu’au Cap Santa Clara où il rejoint l’Océan Atlantique. Son chef lieu est Libreville, la capitale du Gabon. L’Estuaire est la première province gabonaise, elle est de loin la plus peuplée du pays puisqu’elle rassemble, à elle seule, la moitié de la population totale du pays.

Histoire et culture

La population des villes de la province de L’Estuaire a augmenté du fait de certains faits historiques que le Gabon a connu avant et après son indépendance. En effet, lors des grands voyages maritimes sur la côte Africaine, les portugais, en 1472, baptisèrent le pays « Rio Gabao » quand ils pénétrèrent dans l’estuaire, en raison de sa forme semblable à un caban (Gabao en portugais). 
Le nom « Gabao » se transforma ensuite en Gabon. Lopez Gonsalvez, donna son nom au Cap Lopez en 1480. Le pays se réduisit alors au grand estuaire habité par les Mpongwé, au Cap Lopez et au pays des lagunes.

Jusqu’au XVIIIème siècle, les tribus côtières entretinrent des relations commerciales avec les européens. Ces activités se réduisaient essentiellement au troc et à la traite des esclaves.

Par ailleurs, dans sa mission de représentation de la traite des noirs dans l’Atlantique sud en 1839, la marine Française obtient le droit d’installer une base sur la rive gauche de l’estuaire, puis sur la rive droite, point de départ d’une colonie du Gabon.

Mpongwe House near Libreville

La première ville de la province de l’Estuaire, Libreville naquit en 1849 avec des esclaves libérés. Comme le rappelle ce fait historique, la province de l’Estuaire, grâce à son ouverture maritime, a été la première région du Gabon où les européens et les peuples autochtones ont entretenu des relations commerciales. Ce fait a très vite attiré et fixé les populations de l’intérieur du pays vers la côte.

Ethnies locales

Masque Mpongwe du Gabon

MPONGOUE

Géographie

Un des plus beaux ensembles de marais

L’Estuaire du Gabon est l’aboutissement d’un petit fleuve gabonais (si on les compare au gigantesque Ogooué) : le Komo, qui vient de Guinée Equatoriale et des Monts de Cristal, qui reçoit de part et d’autre de nombreux petits affluents comme la Remboué, la Bokoué, l’Igombiné, la Gongoué….

Cette forme particulière dans le tracé du littoral gabonais est une belle entaille de 2 900 km2 : 80 km de long sur environ 15 km dans sa plus grande largeur. L’Estuaire est au nord de l’équateur, même si l’extrémité de ses grands chenaux les plus méridionaux (Remboué, Igombiné, Gongoué) sont dans l’hémisphère sud.
L’Estuaire du Gabon est soumis à un climat équatorial de transition bimodal, comportant trois mois de saison sèche bien marquée de mi-juin à mi-septembre.

L’estuaire du Gabon constitue un des plus beaux ensembles de basses terres d’Afrique : au total 100 000 ha. Ce sont en effet environ 80 000 ha de mangroves et de tannes et au moins 20 000 ha de mangrove régressive et de forêt marécageuse qui s’organisent autour de l’estuaire.
La mangrove d’une manière générale, à l’exception des petites entités qui se trouvaient dans Libreville, est encore bien conservée.

Faune et Flore

Une grande Biodiversité

Les forêts s’étendent sur 19 500 km2 et regorgent de nombreuses essences dont les principales sont : l’Okoumé, le Douka, le Kevazingo, Ebene, Ozigo, Izombé Acajou, Padouk, Doussié, etc. Il existe également des forêts classées (l’arboretum Raponda Walkerdans la forêt de la Mondah et l’Arboretum de Sibang).

Particularités

Les Mpongwè

Les Mpongwè sont, après les Pygmées Akowa aujourd’hui disparus, les premiers habitants de Libreville, rive droite de l’estuaire du Gabon. Jusqu’au début du XXème siècle, ils étaient également localisés à la Pointe-Denis, sur la rive gauche . Ils font partie du groupe Myènè avec les Orungu, les Nkomi, les Galwa, les Adyumba et les Enènga. L’aire d’occupation de ce groupe s’étend de la côte nord-ouest en direction du sud-ouest, au Fernan Vaz, avec une inflexion dans le Bas Ogooué.

Tourisme dans l’Estuaire

Un secteur prometteur

Le secteur du tourisme dans la province de l’Estuaire est prometteur. La réserve naturelle de Wonga-Wongué et les parcs nationaux Akanda et Pongara sont des sites naturels propices au développement d’un tourisme de nature. Le parc national de Pongara (870 km2 ) qui se situe sur la rive gauche de l’Estuaire du Komo, en face de Libreville, révèle un petit bijou naturel, la Pointe-Denis qui est le lieu de tourisme le plus fréquenté du pays. Le parc regroupe l’une des plus grandes surfaces de mangroves du Gabon en bordure de forêts et de savanes littorales. Riche en grande faune, notamment des buffles et des éléphants, il abrite aussi un site de ponte de tortues luth. Les mangroves et l’estuaire revêtent également une grande importance économique comme sources de nutrition et zones de reproduction pour les poissons et les crustacés.

En plus de ces ressources, la province de l’Estuaire regorge d’autres potentialités naturelles qui sont encore faiblement exploitées comme le rotin, le bambou de Chine, l’Iboga, et surtout de belles plages de sable fin.


À NE PAS MANQUER

La Pointe Denis le petit paradis de Libreville
À dix minutes de Libreville, sable blanc, forêt vierge et eaux cristallines vous attendent.

La Pointe Denis, de l’autre côté de l’Estuaire, village du célèbre roi Denis, est devenue le coin privilégié des notables de Libreville, des expatriés ou des Gabonais, pour passer le week-end. Souvent propriétaires de petites cases, mais également de quads et de scooters de mer, ils partent en balade dans la lagune à l’arrière de la plage. La Pointe, comme on l’appelle familièrement, a vu pousser quelques hôtels et restaurants dans les dix dernières années et offre la possibilité aux visiteurs de séjourner une ou deux nuits au bord d’une eau claire et attrayante, son ambiance balnéaire lui donne un air de vacances.

Pointe denis